Marathon de Toulouse
Ceux qui ont déjà couru un marathon savent comme cette épreuve est un OVNI dans le registre des courses à pied. D’abord, il nécessite une longue préparation de 2 mois et demi, alternant entraînements rapides et entraînement longs sur la semaine : 4 à 5 « sorties » sont nécessaires, soient entre 60 et 80 km en courant, pour espérer être entre 2h50 et 3h15 sur cette distance de 42,195 km. Ensuite, il faut accepter d’avoir à re-découvrir des muscles dont on avait oublié l’existence : les douleurs aux jambes seront inévitables malgré la préparation physique. Mais il faut, avant tout, avoir un solide mental ! C’est donc dans cet état d’esprit que se sont lancés les 4 copains de club du CAM athlétisme. La récupération des dossards la veille de l’épreuve s’était faite sous la pluie. Cela ne présageait rien de bon pour le lendemain, jour de l’épreuve.
Parmi les quatre amis de club, Bernard Cailliez allait goûter pour la première fois à cette longue distance. En progression constante sur le demi-fond (10 km et semi), il ne s’était jamais essayé à l’épreuve reine de la course à pied. Les 3 autres, Wil KOUWENHOVEN, Philippe MAURICE (record à 2h34 sur cette distance), Jean-Marc BALDACCHINO étaient aguerris à l’épreuve. Le stress, la veille du départ, n’était donc pas de même nature pour tous...
Dimanche 25 octobre. Jour J. Une petite bruine sur le Pont Saint-Michel à Toulouse. Les 3 000 candidats se rassemblent derrière la ligne de départ. Les 4 amis ont enfilé leurs sacs poubelles qui les protègent de la pluie en attendant le coup de pistolet. Leur femmes et Eric VASSEUR, président du CAM Athlétisme, sont venus les encourager. L’inquiétude est palpable ; on ne court pas un marathon sans petites angoisses : le ravitaillement sera-t-il suffisant ? Le vent sera-t-il présent ? Les petites blessures feront-elles souffrir ? Aurais-je la force de courir en respectant le chrono que j’ai prévu ? La pluie va-t-elle nous gêner ?
8h45. Peu de temps après le départ de la course handisport, le départ est donné et les coureurs s’élancent sur le pont pour s’engager Allée Charles de Fitte. C’est impressionnant ! Un flot de coureurs inonde le large boulevard. Les 4 coureurs du CAM sont dans le peloton de tête.
A l’arrivée, presque 3 heures plus tard, on a pu constater que la pluie a su se faire discrète même si quelques ondées ont rafraîchi les marathoniens. Pour le CAM, Will passera le premier la ligne d’arrivée en 2h52min26s (49ème place), Philippe le suivra de près en 2h57min38s (73ème place). Pour son premier marathon, Bernard finira à la 233ème place en 3h14min, excellent temps, d’autant plus qu’il souffrait d’une douleur à la hanche dès le départ. Jean-Marc terminera en 3h42min52s. 2720 candidats franchiront la ligne d’arrivée. Le dernier en presque 6h... Cela permet d’apprécier les bons résultats des athlètes du CAM.
Athlètes et supporters du club se sont retrouvés autour d’une table de restaurant pour fêter la fin de la course.
Gageons que nous les retrouveront au cours de cette saison sur les courses départementales et régionales pour de nouvelles aventures sportives.
Encore bravo au CAM Athlétisme !